Nick Hannes

26Apr/160

Armenian churches in Turkey

'De Standaard' published my series of Armenian churches in Eastern Turkey today.
Many facts prove that along with the massacres and deportation, the Young Turk government also implemented a premeditated and planned destruction of the material testimonies of the Armenian culture, the so-called cultural genocide. Realizing the role of the church and Christian faith for the Armenian nation, they intentionally massacred Armenian clergymen, destroyed churches, monasteries, thousands of medieval manuscripts and other church property.

Ooggetuige Armeense kerken

My text in dutch:

Stille getuigen

Ze staan op afgelegen plekken langs het Meer van Van en in het Turks-Armeense grensgebied. Ze worden gebruikt als stal of opslagplaats voor hooi in Koerdische dorpen die niet op de kaart staan. Tientallen Armeense kerken en kloosters, uitgestrooid over de Anatolische heuvels, vechten tegen het verval. Al honderd jaar lang.

De idyllische eerste aanblik van overwoekerde ruïnes, verhult een zwarte bladzijde uit de geschiedenis van Turkije. Nadat de Jonge Turken in 1915 de volledige Armeense bevolking van Oost-Turkije hadden uitgeroeid, volgde de ‘culturele genocide’. In een poging de sporen van de historische Armeense aanwezigheid in Turkije uit te wissen, werden heiligdommen en begraafplaatsen doelbewust verwaarloosd, gevandaliseerd, beschoten, vernield. Van de meer dan 2000 kerken die het Armeense patriarchaat in 1914 telde, staan er vandaag nog bitter weinig overeind.

In 2005 begon het Turkse Ministerie van Cultuur met de restaurantie van de Armeense kathedraal op het eiland Akdamar in het Meer van Van. Dat het bekende monument werd heropend als museum en niet als kerk, is vele Armeniërs een doorn in het oog. Zij beschouwen het als een poging om het Turkse imago op te smukken.

Cengilli, Turkey, July 30, 2015 Armenian church in the Kurdish village of Cengilli near Kagizman. Armenia accuses Turkey of deliberately neglecting and destroying Armenian historical monuments, as part of a cultural genocide. In 1974 UNESCO stated that after 1923, out of 913 Armenian historical monuments left in Eastern Turkey, 464 have vanished completely, 252 are in ruins, and 197 are in need of repair.

Cengilli, Turkey, July 30, 2015
Armenian church in the Kurdish village of Cengilli near Kagizman.
Armenia accuses Turkey of deliberately neglecting and destroying Armenian historical monuments, as part of a cultural genocide. In 1974 UNESCO stated that after 1923, out of 913 Armenian historical monuments left in Eastern Turkey, 464 have vanished completely, 252 are in ruins, and 197 are in need of repair.

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13Apr/160

Photo de Mer, Vannes

Installation views of my open air show at the Photo festival 'Photo de Mer' in Vannes, Bretagne 'France).160402_Vannes_Photo_de_Mer_035160402_Vannes_Photo_de_Mer_002

Balade Inaugurale Festival Photo de Mer 2016

Balade Inaugurale Festival Photo de Mer 2016


Me, guiding around the mayor of Vannes, Mr. David Robo

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11Apr/160

Lensculture

interview on Lensculture about 'Mediterranean. The Continuity of Man'. Text by Alexander Strecker.

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10Apr/160

Géo

Feature on 'Mediterranean. The Continuity of Man' in Géo France, April 2016.MEDITERRANEE_16446-1MEDITERRANEE_16446-2MEDITERRANEE_16446-3MEDITERRANEE_16446-4MEDITERRANEE_16446-5MEDITERRANEE_16446-6MEDITERRANEE_16446-7MEDITERRANEE_16446-8

Text:
NICK HANNES | PHOTOGRAPHE
Installé à Anvers, cet ancien photojournaliste a évolué vers
la photographie documentaire, qu’il enseigne à la School of Arts de Gand. Il a réalisé des travaux sur la transition en ex-Union soviétique et sur les traditions populaires dans les Flandres, puis s’est consacré à la Méditerranée, objet de son livre, Mediterranean. e continuity of man (éd. Hannibal, 2015).

Vingt pays traversés, des milliers de kilomètres au long des rivages de la Méditerranée, de Gibraltar à Beyrouth, de Tripoli à Palerme... Pendant quatre ans, le photographe belge Nick Hannes a e ectué un grand tour pour découvrir la destinée de celle que les Romains surnommaient mare nostrum. In ltré dans les cocktails monégasques ou les nuits branchées d’Ibiza, témoin du sort des migrants échoués sur l’île de Lampedusa ou des gamins pieds nus dans la poussière de Gaza, il dresse le portrait sans complaisance d’une grande bleue malmenée, chahutée mais toujours magni que, diverse et plus vivante que jamais.

Pour quelle raison avez-vous baptisé votre projet «La continuité de l’homme»?

Nick Hannes C’est une référence à un livre passion- nant publié en 1971, Mediterranean. Portrait of a sea, écrit par l’historien britannique Ernle Brad- ford, qui fut aussi marin et aventurier. Il y a rmait que la Méditerranée célèbre «la continuité de l’homme», que l’enrichissement mutuel des civi- lisations a assuré, à travers l’histoire, la perpétua- tion de l’humanité. Mais j’utilise sa citation d’une manière plus ironique. Car si l’on regarde ce qui se passe de nos jours autour de la Méditerranée, il n’y a pas grand-chose à célébrer. Guerres, crises, réfugiés prenant la fuite sur de frêles bateaux, dégâts écologiques, impact du tourisme de masse sur les communautés locales et le paysage côtier... La Méditerranée est devenue une frontière, entre les populations, mais aussi entre les mentalités.
Qu’est-ce qui a vous a donné l’envie de consacrer
à notre grande bleue un travail de si longue haleine?
Le fait, justement, qu’il s’agisse d’une région consi- dérée comme le berceau de notre civilisation et qu’elle a toujours été un lieu de rencontres entre les cultures, un endroit où les peuples se sont mutuellement in uencés et enrichis. En Europe, on apprend l’histoire de l’Empire romain à l’école, et puis on part en vacances vers ce carrefour à la croisée de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen- Orient. Comme à beaucoup de gens, cette région m’est donc familière. Elle n’a rien d’exotique et même si je ne vis pas au bord de la mer, elle fait partie de mon monde. En tant que photographe, j’ai voulu témoigner de qui s’y déroule aujourd’hui et de ces lignes de fractures qui se creusent : entre le nord et le sud, l’est et l’ouest, les riches et les pauvres. Ses ots sont devenus les douves natu- relles de la forteresse Europe.
Comment avez-vous choisi les pays où vous êtes allé ?
En fonction des saisons. L’été, j’ai travaillé sur le tourisme. L’hiver, j’étais en Afrique du Nord, pour me concentrer sur les conséquences du printemps arabe. Pour la partie européenne, j’ai fait quatre voyages de deux mois et demi, en suivant la côte en camping-car depuis Gibraltar jusqu’à l’est de la Turquie. Au sud de la Méditerranée, je n’ai man- qué que la Syrie. En 2011, j’avais réussi à obtenir un visa et un billet d’avion pour m’y rendre mais j’ai préféré attendre que la tourmente s’apaise. Or plus j’attendais, plus le con it s’envenimait. Quand la Syrie a plongé dans la guerre civile j’ai renoncé à y aller, le risque d’être kidnappé étant devenu trop grand. Au total, le projet m’a amené à e ec- tuer vingt voyages en quatre ans – soit un an et demi sur le terrain dans vingt pays.
Vous est-il arrivé de rencontrer des di cultés avec
les autorités de certains pays?

C’est la Libye qui m’a posé le plus de problèmes : j’y ai été arrêté et accusé d’espionnage. Comme
je n’avais pas le bon visa presse, la milice de Misrata [située sur la côte méditerranéenne, à l’est de Tripoli] m’a gardé deux jours et deux nuits après m’avoir con squé mes appareils et mon ordina- teur. Ils m’ont interrogé sans relâche car ils n’arri- vaient pas à comprendre pourquoi je prenais des photos d’immeubles détruits pour un livre sur la Méditerranée. C’est quasiment impossible de dis- cuter de choix artistiques avec des militaires qui vous privent de sommeil et ne cessent de vous questionner ! En mettant de l’encre sur mon pouce, ils m’ont même fait signer une déclaration en arabe à laquelle je ne comprenais rien. J’ai eu très peur que cela nisse par un procès. L’ambassade de Bel- gique a mis deux jours à me sortir de là, mais les miliciens ont conservé mon matériel pour les besoins de l’enquête. Je n’ai réussi à le récupérer que deux mois après mon retour en Europe. Bien sûr, toutes les données avaient été e acées... mais pas écrasées, j’ai donc pu récupérer mes images.
En tant qu’Européen vivant du «bon» côté de
la Méditerranée, qu’avez-vous éprouvé en photographiant ces migrants qui prennent autant de risques pour faire la traversée?
J’ai travaillé sur cette problématique dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla au Maroc, sur l’île italienne de Lampedusa ou encore le long de la rivière Evros, à la frontière greco-turque. Quand on parle avec ces migrants, on s’identi e à eux et on se sent mal à l’aise avec la génération des politiciens qui, sur fond de populisme et de lois anxiogènes, gouvernent actuellement l’Eu- rope sans aucune vision à long terme. La diplo- matie européenne sur l’accueil des migrants échoue et nous paraissons avoir oublié que nous avons tous signé la Convention de Genève qui nous oblige pourtant à protéger les réfugiés politiques.
Oui, beaucoup de gens traversent la Méditerranée en ce moment. Mais ce n’est pas une raison pour fermer les portes de la forteresse.
Parallèlement à ce drame humain, le tourisme
de masse représente, lui, un grave problème environnemental pour le bassin méditerranéen.
Dans quels pays vous a-t-il semblé le plus aigu?
Principalement en Espagne et en Turquie. Histo- riquement, les bords de mer ont toujours été des zones densément peuplées, comparées à l’arrière- pays, pour des raisons économiques, culturelles et climatiques. Mais ce qui est devenu très préoc- cupant aujourd’hui sur les rivieras espagnoles et turques, c’est l’urbanisation anarchique et sans n : le long des côtes, on ne voit plus qu’un aligne- ment de grandes résidences touristiques et de complexes hôteliers, de zones commerciales aux immenses parkings, d’aéroports et de ports de plai- sance. Quasiment partout, la bande littorale se trouve désormais ceinturée de routes, parfois même d’autoroutes qu’on a installées sans tenir compte des écosystèmes côtiers. Sans parler des terrains de golf qui ont proliféré dans des zones où les ressources en eau étaient déjà rares, aggra- vant les problèmes de sécheresse.
Vos images de la Méditerranée nous montrent des contextes tellement di érents que
l’on se demande parfois si l’on est au bord
de la même mer. Est-ce volontaire?
Au début, j’ai gardé absolument tout ce qui me paraissait intéressant. Et puis, au fur et à mesure que je progressais, ma trame narrative est deve- nue de plus en plus précise : il s’agissait de confron- ter des réalités parallèles baignées par une même mer. Le contenu devenait plus subtil en montrant cette diversité et ces contrastes. Voilà pourquoi, sur le terrain, j’étais en permanence à l’a ût des coïncidences, des symboles, des métaphores et des éléments ambivalents pouvant se présenter dans une même situation. J’ai décidé de créer un sentiment d’ambiguïté et de confusion, car il n’y a pas qu’une réalité. La Méditerranée est comique et tragique à la fois, laide et magni que, désespé- rante et aussi pleine d’espoir.
Propos recueillis par Jean Rombier

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